Comment sortir de sa Zone de Confort sans se faire violence?

Tu as le droit de ne rien faire, mais tu as également le droit de faire!zone-de-confort

Faire ou ne rien faire, c’est toujours faire.

Oui, je sais, je complique le français alors que cette langue est déjà si compliquée.

Rester ou bien partir, c’est toujours une action.

Lire ou ne pas lire, encore et toujours une action!

En fait, quoi que l’on fasse ou non, nous sommes toujours dans l’action.

Lorsque je lis : “Passez à l’action” en fait, nous passons toujours à l’action, car “ne rien faire” est une action.

L’action de ne rien faire!

Pourquoi se torturer à passer à l’action alors qu’il est si simple et si facile de ne rien faire?

En fait, ne rien faire nous mène aussi quelque part.

Ne rien faire nous mène sur un chemin tracé : celui de ne rien changer.

Ne rien faire, c’est continuer de “faire” ce que l’on a l’habitude de faire.

Pourquoi sacrifier ses habitudes pour faire des actions qui font mal ou qui demandent tellement d’efforts que l’objectif souhaité sera finalement abandonné?

En fait, lorsqu’il est souhaitable de passer à l’action, il arrive bien souvent que nous le fassions à contre cœur.

Pourquoi ?

Parce qu’on se sent “obligé”!

Obligé pour réussir à atteindre un but, réaliser un rêve, …

Alors, on s’engage à bouger, mais on abandonne très vite.

Passer à l’action c’est quitter des habitudes parfois si ancrées en nous qu’on a souvent tendance à ne pas s’y tenir sur le long terme.

Il serait tellement plus simple de commencer par de tout petits détails, mais l’homme est ainsi fait, il pense que tout changer d’un coup va améliorer sans faute ses conditions de vie ou l’atteinte de ses rêves les plus chers.

De mon point de vue, passer à l’action devrait être accessible sans pour autant se faire violence.

De mon point de vue, il est plus facile d’élargie sa zone de confort que de la “quitter” !

L’erreur que l’on commet est de suivre ces conseils qui consistent à nous faire croire que pour réussir, il faut quitter sa “zone” de confort.

Moi, je pense qu’il est plus simple de l’élargir.

Alors comment faire pour élargir sa zone de confort?

meditation-sortir-zone-de-confrotAvant de commencer, je tiens à préciser qu’élargir sa zone de confort nous aidera plus volontiers à changer fondamentalement nos habitudes sans devoir passer par une violence intérieure. C’est plus facile que de “sortir de sa zone de confort”.

En élargissant notre zone de confort, nous pouvons peu à peu abandonner une mauvaise habitude puisqu’une nouvelle habitude sera venue s’installer en nous. Nous aurons eu le temps de la graver et d’en faire une habitude.

Je prends pour exemple cette habitude que nous prenons avec le tabagisme.

Non seulement nous n’avions jamais fumé, mais à un moment doné et petit à petit nous avons fini par fumer de nombreuses cigarettes sur une journée.

Au début, on fume peu, ensuite on fume trop !

Pour fumer moins et avec le désir ardent d’arrêter de fumer, j’ai déjà pris pour habitude de ne jamais fumer ailleurs que dans mon bureau.

Si je rends visite à quelqu’un, si je pars en ballade, si je pars en vacance, au restaurant, etc. Je ne fume jamais.

D’ailleurs, c’est devenu une telle habitude que lorsque j’ai besoin de respirer, il me suffit simplement de sortir de chez moi pour prendre un bon bol d’air.

Du coup, arrêter de fumer me semble aujourd’hui beaucoup plus accessible qu’il y a seulement un an.

Prenons une autre habitude qui s’est installée peu à peu en moi.

Chaque jour, je bois une tasse de café dès que je me réveille.

Pourtant, lorsque j’étais enfant, je ne buvais jamais de café pour m’éveiller. J’étais vive et bien active dès le saut du lit.

Or, aujourd’hui, j’ai tellement l’habitude de boire ma tasse de café au réveil que j’ai l’impression que ma journée ne peut être réussie que si ce “rituel” est fait.

Il est donc évident, qu’une habitude peut être prise et nous conditionner pour la journée.

C’est la même chose pour une personne qui perd son emploi.

Elle “prend” l’habitude de se lever pour aller travailler.

Peu à peu, elle met en place un “rituel” pour partir travailler.

Disons qu’elle prend son petit-déjeuner, puis une douche, s’habille et à une heure bien précise prend le bus qui la conduit sur son lieu de travail.

Si du jour au lendemain elle perd son emploi, c’est tout son monde (c’est-à-dire ses habitudes) qui se transforment. Ce qui a pour conséquence de la déstabiliser.

Pourtant, avant d’avoir cet emploi, elle n’avait pas ces habitudes.

Ce qui démontre bien, qu’une habitude peut être prise et devenir un véritable rituel dont on devient relativement dépendant.

En fait, même s’il lui a peut-être fallu quelque temps, la personne qui a trouvé un nouvel emploi fini toujours par mettre en place un “rituel”.

Or, une fois l’emploi perdu, son moral peut perdre toute pensée positive et toute énergie, pouvant même conduire jusqu’à la dépression, voir le suicide.

Comment se fait-il alors, qu’un individu qui veut changer de vie, n’y parvient pas lorsqu’on lui dit que pour réussir il faut sortir de sa “zone de confort”?

De mon point de vue, c’est parce que cette phrase : “Sortez de votre zone de confort” a un effet particulièrement négatif dans l’esprit d’un individu.

Je pense qu’il serait beaucoup plus facile à notre esprit d’accepter le fait “d’élargir notre zone de confort” car le changement fait bien plus “peur” ou “dérange” alors qu’ajouter une nouvelle petite habitude dans sa vie ne demande pratiquement aucun effort.

Si nous sommes malades, nous prenons nos médicaments, même si, d’ordinaire, nous n’en prenons jamais.

medications-zone-de-confortPourquoi?

Parce que notre esprit est “conscient” du résultat et accepte de “guérir” par cette méthode.

Alors pourquoi, lorsqu’il est question de “sortir de sa zone de confort” ou de “changer ses habitudes” cela nous semble si difficile?

Parce que nous n’y croyons pas vraiment !

Oui, c’est aussi simple que cela.

Les gens qui réussissent et qui “sortent” de leur zone de confort le font parce qu’elles CROIENT QUE C’EST POSSIBLE, parce qu’elles sont convaincues que c’est ce qu’il faut faire pour réussir.

Du coup, elles ont plus de chances de réussir que les personnes qui sortent de leur zone de confort sans cette conviction profonde.

C’est pour cela que je pense qu’il serait plus aisé d’annoncer à notre esprit qu’il nous suffit d’agrandir notre zone de confort. Nous serons plus confiant pour tenter l’aventure et du coup, avec même très peu de résultat, nous serons tout de suite plus motivés pour élargir davantage notre zone de confort parce que nous voyons des “résultats”.

Prenons un exemple concret.

famille-sortir-zone-de-confortLouise a deux enfants qu’elle conduit chaque matin à l’école avant de se rendre à son travail.

Le soir, en quittant son travail, elle récupère ses enfants et rentre à la maison.

Là, elle prépare le repas pendant que ses enfants font leurs devoirs.

Une fois le repas terminé, elle regarde la télévision avec eux et son mari.

À vingt heures elle couche ses enfants et rejoint son mari devant la télévision.

Imaginons que son mari la quitte.

Louise sera perdue, il lui faudra revoir ses finances, son organisation, ses habitudes de couple, etc.

C’est pour cela que beaucoup de personnes “abandonnées” par leur conjoint dépriment.

Leurs habitudes ayant été modifiées.

Imaginons maintenant que Louise rencontre un homme qui finit par partager son quotidien.

Louise, en tout cas au début, aura souvent tendance à comparer cette nouvelle vie de couple avec celle qu’elle vivait auparavant.

Surtout si son nouveau conjoint fait à manger et lit une histoire aux enfants avant de les mettre au lit.

Soit Louise se sentira bien, soit elle aura l’impression d’avoir moins d’importance devant ses enfants.

En fait, notre esprit analyse continuellement notre quotidien. Il en tire des conclusions.

Si ça lui semble bien, il se sent bien.

Si ça le contrarie, il ne se sent pas bien.

Résultat…

Tout le corps manifestera cet état d’esprit.

Comment?

Soit le corps va se redresser, le visage s’épanouir si tout va bien.

Soit le corps va se recroqueviller, le visage s’éteindre si tout semble aller de travers.

Lorsque nous prenons la décision de changer quelque chose dans notre vie et que nous ne voyons aucun résultat très rapidement, nous avons tendance à renoncer.

À contrario, si nous avons rapidement les résultats escomptés, nous nous motivons davantage et augmentons plus volontiers nos efforts.

Alors, où est-ce que je veux en venir avec ce discours?

Et bien, ce que je cherche à vous faire comprendre, c’est que si vous souhaitez atteindre un but, l’essentiel est de savoir exactement POURQUOI vous voulez l’atteindre.

La raison doit être profonde pour pouvoir tenir dans le temps.

La raison est le CARBURANT qui fera tourner le MOTEUR (l’action sur le long terme).

Sans ce “pourquoi profond” vous risquez de ne pas tenir longtemps si les résultats se font attendre.

Un résultat peut ne pas arriver demain, mais s’élever d’un coup grâce à la patience et à la continuité.

Si vous voulez des résultats immédiats, mais qu’ils se font attendre, le découragement n’est pas loin.

Lorsque vous souhaitez atteindre un but, au lieu de “sortir” de votre zone de confort, “élargissez-la”.

Cela vous semblera beaucoup moins difficile.

Revenons si vous le voulez bien sur l’exemple de Louise.

Si au lieu de se morfondre en pensant que ses enfants ont beaucoup moins besoin d’elle parce que son nouveau compagnon participe à leur éducation, elle pourrait utiliser ce temps pour faire autre chose.

Par exemple, lire, jardiner, tricoter, créer une entreprise sur internet, écrire un livre…

Elle ne se focaliserait pas sur ce qu’elle n’a pas ou plus, mais sur quelque chose qui peut la faire grandir de l’intérieur, la rendre plus heureuse, apprécier ce temps que lui libère son nouveau compagnon, etc.

Tout est une question de “décision personnelle”.

Nous menons tous la vie que nous décidons d’avoir.

porte-choisir-sa-vieOk, on peut perdre son emploi et déprimer, mais on peut aussi se ressaisir ensuite.

Ok, on peut divorcer, tomber malade, perdre un être cher…

Mais c’est à nous et à nous seul qu’appartient la décision de s’en plaindre longtemps ou pas.

C’est effectivement à nous qu’appartient la décision de changer ou non quelque chose dans notre vie.

Notre mode de pensée conditionne notre mode de vie.

J’ai écrit cet article parce que je ne sais que trop bien le pouvoir qu’à mon esprit sur mes actions, mon mode de vie et mes projets.

Parfois, il nous suffit de lire les pensées de quelqu’un d’autre pour comprendre ses propres pensées. Nous fonctionnons comme une grande famille, nous sommes tous connectés d’une façon ou d’une autre, ce qui nous permet de mieux nous comprendre et mieux réussir.

En terme de réussite, je veux dire par là : être plus heureux, plus serein et profiter de notre vie sur terre.

Que nous croyons ou non en Dieu, notre chemin, dans ce présent va de notre naissance à notre mort!

Nous n’avons pas le choix et c’est d’ailleurs la seule chose que nous ayons tous en commun et que personne ne contredit : naître et puis mourir!

2 thoughts on “Comment sortir de sa Zone de Confort sans se faire violence?

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